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Q et R sur les moyens de communication électroniques et les médias sociaux

11 avril 2011

  • Communiqué de presse
  • Vidéo (présentant des enseignants et des experts en matière de médias sociaux – version non mixée pour la diffusion disponible sur demande)

Pourquoi l’Ordre émet-il cette recommandation?

L’Ordre réglemente la profession enseignante dans l’intérêt du public. Cette recommandation a pour objet de préciser quelles sont les responsabilités des membres quand ils utilisent des moyens de communication électroniques et des médias sociaux afin qu’ils puissent réfléchir à la façon dont ils interagissent par des moyens électroniques avec les élèves et d’autres personnes, et ce, pour que leur comportement s’aligne avec les normes de la profession.

Pourquoi faire une recommandation maintenant?

Parce que l’utilisation des moyens de communication électroniques est une réalité dans les écoles de l’Ontario et qu’elle ne peut que grandir. Les élèves passent un temps fou à utiliser les médias sociaux. Les membres de l’Ordre aussi. Pour de nombreux élèves, les médias sociaux représentent le moyen le plus employé pour communiquer avec leurs pairs et s’identifier à la communauté. C’est un fait qu’on ne peut pas ignorer dans les salles de classe.

Qui la recommandation vise-t-elle?

La recommandation vise les membres de l’Ordre, y compris les enseignantes et enseignants, les directions d’école et les directions adjointes, les conseillères et conseillers pédagogiques, les agentes et agents de supervision, et les directrices et directeurs de l’éducation. Elle vise également ses membres qui travaillent dans des écoles privées ou indépendantes et ailleurs.

La recommandation s’applique-t-elle aux enseignantes et enseignants à l’extérieur du contexte de l’école?

En tant que membres de l’Ordre, les enseignantes et enseignants doivent se comporter professionnellement même en dehors de leur travail. À l’instar d’autres professionnels comme les médecins, les infirmières et infirmiers ainsi que les avocates et avocats, les enseignantes et enseignants sont tenus de respecter certaines normes de conduite. On s’attend à ce que les membres adoptent un comportement professionnel même à l’extérieur de la salle de classe et au-delà de leurs activités scolaires.

La Cour suprême du Canada a établi clairement que l’enseignant est un modèle à suivre, précisant : «il [n’]enlève donc pas nécessairement [son chapeau d’enseignant] à la sortie de l’école et, pour certains, il continue à le porter même après les heures de travail».

Qu’arrivera-t-il si les enseignantes et enseignants ne se conforment pas aux directives?

Les enseignantes et enseignants répondent de leur conduite en tant que membre de la profession enseignante. La violation des normes d’exercice et de déontologie acceptées peut donner lieu à une plainte pour faute professionnelle.  

La recommandation semble dire que, si un membre fait une remarque sexuelle en ligne à un élève, cela constitue un «mauvais traitement d’ordre sexuel». Est-ce vrai?

Oui. La définition des mauvais traitements d’ordre sexuel énoncée dans la Loi sur l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario et dans la Loi sur la protection des élèves inclut «des comportements ou des remarques d’ordre sexuel du membre à l’endroit de l’élève».

Existe-t-il des exemples de fautes professionnelles n’ayant pas donné lieu à une déclaration de culpabilité?

Oui. Les décisions des sous-comités de discipline sont des documents publics et sont inscrites au tableau de l’Ordre. Dans la plupart des cas, des copies des décisions intégrales des sous-comités sont disponibles à la bibliothèque Margaret-Wilson de l’Ordre. Voici un exemple : en 2006, un sous-comité de discipline a entendu sept allégations de fautes professionnelles portées contre un membre pour communications verbales et électroniques inappropriées avec des élèves de 7e année. Le membre a admis avoir utilisé son ordinateur pour poser à des élèves des questions sur la pratique du baiser pénétrant et avoir demandé à l’une d’elles si elle avait un petit ami ou si on l’avait déjà embrassée. Le sous-comité l’a reconnu coupable de faute professionnelle et lui a ordonné de suivre un cours sur les limites à respecter dans la relation enseignant-élève.

Combien y a-t-il d’instances où des enseignantes et enseignants ont perdu leur autorisation d’enseigner à la suite de communications électroniques inappropriées avec des élèves ou d’autres membres du personnel?

Nous ne compilons pas séparément de statistiques sur les cas d’utilisation inappropriée des moyens de communication électroniques ou des médias sociaux. Cependant, compte tenu de la prévalence de ces outils de nos jours, beaucoup de cas ou même la plupart des cas de faute professionnelle impliquant des communications inappropriées peuvent inclure l’utilisation inappropriée des moyens de communication électroniques et des médias sociaux.

Y a-t-il des recherches sur le nombre d’enseignantes et d’enseignants de l’Ontario qui utilisent maintenant les médias sociaux?

L’Ordre a mené son propre sondage sur l’utilisation de médias sociaux auprès de ses membres en juillet 2010. Les répondants qui possèdent un ordinateur à la maison déclarent passer en moyenne 8,3 heures par semaine en ligne. Plus de 30 % ont dit se connecter à Facebook jusqu’à deux heures par semaine et un peu plus de 50 % ont déclaré se connecter à YouTube jusqu’à deux heures par semaine. Les membres utilisent la technologie pour accéder à des plans de leçons (44,2 %) et à des ressources pour la salle de classe (42,3 %), réseauter avec d’autres professionnels (41,9 %) et faire des recherches à l’appui de leur travail en enseignement (39,2 %).

Pourquoi dites-vous aux membres de communiquer à des «moments appropriés» de la journée?

Le fait de communiquer avec des élèves ou des parents tard dans la soirée, par exemple, peut être mal interprété ou considéré inapproprié. Les courriels rédigés tard le soir peuvent être envoyés le lendemain en utilisant la fonction d’envoi différé sur la barre d’outils.

Vous dites que les enseignantes et enseignants devraient établir des «limites professionnelles appropriées» en tout temps et dans toutes les formes de communication. Toutefois, vous ne définissez pas ce que vous entendez par «limites appropriées». Pouvez-vous donner un exemple?

En établissant des limites professionnelles, vous reconnaissez que les élèves ne sont pas vos pairs et ne peuvent pas être traités en amis. Évitez d’utiliser des termes affectueux ou des sobriquets, de communiquer avec eux tard le soir, de partager des photos, des textes ou des renseignements personnels. Ne permettez pas aux élèves d’utiliser un moyen de communication électronique ou un média social pour essayer d’établir un lien plus personnel ou de contourner des modes plus publics ou formels de communication.

Où peut-on trouver d’autres renseignements sur ce sujet?

Les enseignantes et enseignants devraient s’adresser à leur administration, conseil scolaire, employeur, fédération ou association professionnelle.

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